Vive les Matériaux !

Cette année le dépar­te­ment Science et Génie des Maté­riaux change de nom et devient Maté­riaux. J’ai donc inter­viewé le direc­teur du dépar­te­ment Mon­sieur Fré­de­ric Lor­tie pour en connaitre les rai­sons et décou­vrir ce dépar­te­ment ! 

Qu’est-ce que le dépar­te­ment maté­riaux ? 

Le dépar­te­ment Maté­riaux accueille envi­ron 250 élèves dont 20% sont des admis-directs (IUT, CPGE, Uni­ver­si­tés). C’est un dépar­te­ment où la pari­té est res­pec­tée avec envi­ron 50% de gar­çons et 50% de filles. La for­ma­tion d’ingénieur maté­riaux apporte prin­ci­pa­le­ment une exper­tise sur les dif­fé­rentes familles de maté­riaux tout en s’appuyant sur dif­fé­rents champs dis­ci­pli­naires des sciences de l’ingénieur. Elle laisse aus­si une large place à la réa­li­sa­tion de tra­vaux pra­tiques ain­si qu’à des pro­jets indi­vi­duels et col­lec­tifs. Magnifique dessin

Un ingé­nieur for­mé dans le dépar­te­ment conçoit de nou­veaux maté­riaux ou amé­liore les pro­prié­tés de ceux exis­tant, notam­ment la dura­bi­li­té. Il tra­vaille la plu­part du temps au sein d’entreprises (Grands groupes, PME ou TPE…), de bureaux d’études ou d’organismes de recherche. Envi­ron 30% des élèves diplô­més du dépar­te­ment pour­suivent sur une thèse après l’obtention de leur diplôme d’ingénieur, ce qui en fait un dépar­te­ment avec un lien impor­tant avec la recherche. Ce lien n’est bien sûr pas exclu­sif, le diplôme d’ingénieur maté­riaux ouvrant les portes de mul­tiples sec­teurs d’activités autres que la recherche comme l’innovation, la qua­li­té, la pro­duc­tion, le tech­ni­co-com­mer­cial etc… 

Le chan­ge­ment 

Depuis deux ans, le diplôme d’ingénieur obte­nu dans le dépar­te­ment porte la men­tion Maté­riaux, cette men­tion étant recom­man­dée par la Com­mis­sion des Titres d’Ingénieurs (CTI). Le dépar­te­ment a ain­si été renom­mé “Maté­riaux” pour être en accord avec la men­tion ins­crite sur le diplôme.  

En paral­lèle de ce chan­ge­ment de nom, une réforme de l’INSA qui s’étale sur les 5 ans de for­ma­tion a lieu. Celle-ci a pour but de mieux prendre en compte les nou­veaux enjeux DDRS et Numé­riques actuels. Dans le dépar­te­ment maté­riaux, deux modules sur le DDRS (Maté­riaux pour l’énergie et pour un futur sou­te­nable) et 1 module sur le numé­rique (Maté­riaux Numé­riques : I.A et appren­tis­sage) ont été ajou­tés au tronc com­mun de la 5ème  année. Les maquettes de for­ma­tions pour les 3ème et 4ème année seront pro­gres­si­ve­ment modi­fiées dès la ren­trée 2023.  

La for­ma­tion 

La prise en compte du DDRS dans la for­ma­tion d’ingénieur est une obli­ga­tion à pré­sent ins­crite dans le code de l’Education. Dans ce cadre, un groupe de tra­vail de l’INSA de Lyon a défi­ni un socle com­mun de connais­sances à par­tir duquel chaque dépar­te­ment et centre doit construire une for­ma­tion en lien avec ce socle de connais­sances. 

Cette réforme per­met cepen­dant d’avoir une cer­taine liber­té sur l’offre des cours et de se dif­fé­ren­cier au niveau des autres écoles d’ingénieur pro­po­sant le même diplôme. Par exemple, dans le dépar­te­ment, et contrai­re­ment à d’autres for­ma­tions d’ingénieur, tous les maté­riaux sont étu­diés, y com­pris les semi-conduc­teurs qui sont à la base des micros et nano­tech­no­lo­gies. 

Au sein du dépar­te­ment « Maté­riaux », ce sont des étu­diants, qui les pre­miers, ont sen­si­bi­li­sés à l’importance d’introduire des ensei­gne­ments spé­ci­fiques au DDRS dans notre maquette de for­ma­tion. Par ailleurs, une note de cadrage de la direc­tion de l’INSA de Lyon fixant les contours d’une réforme DDRS/Numérique a été publiée. A par­tir de ce docu­ment, des objec­tifs d’apprentissage ont été cocons­truits par des groupes de tra­vail inter- et intra-dépar­te­ments, impli­quant à la fois des ensei­gnants et des élèves.  

Un lien fort avec les entre­prises 

Les chan­ge­ments appor­tés au pro­gramme ne viennent pas que de l’INSA, les entre­prises jouent aus­si un rôle impor­tant. Les entre­prises sont régu­liè­re­ment consul­tées, par exemple, lors des conseils de dépar­te­ment plé­niers. Cela per­met d’avoir l’avis des entre­prises sur les évo­lu­tions de la for­ma­tion à venir. Les employeurs sont par­ti­cu­liè­re­ment favo­rables à l’amélioration de la par­tie numé­rique de la for­ma­tion. Cepen­dant si des modi­fi­ca­tions ont lieu, la for­ma­tion scien­ti­fique et tech­nique doit se main­te­nir au même niveau.  

Les entre­prises peuvent aus­si par­rai­ner une pro­mo­tion, cette année c’est l’entreprise Safran qui par­raine la pro­mo­tion 64. Safran est un groupe inter­na­tio­nal fran­çais pré­sent dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace et de la défense. L’entreprise qui par­raine peut pro­po­ser des confé­rences tech­niques, des visites de sites, des sujets de pro­jets pour les étu­diants, des simu­la­tions d’entretiens ou même des stages. Un par­rai­nage s’organiser sous dif­fé­rentes formes car ce sont des étu­diants de la pro­mo­tion, nom­més ambas­sa­deurs, qui pro­posent au par­rain des acti­vi­tés. 

Rejoindre Maté­riaux ? 

Pour ceux qui hésitent dans leur choix de dépar­te­ment, voi­ci la réponse du direc­teur de maté­riaux à la ques­tion : Qu’est-ce ce que vous diriez à une per­sonne qui hésite à rejoindre le dépar­te­ment Maté­riaux ? 

Je leur dirais que tra­vailler sur les maté­riaux, c’est être un acteur clé, capable de contri­buer à rele­ver les défis majeurs de notre époque, notam­ment en matière d’énergie, de trans­port et de construc­tion. Être ingé­nieur Maté­riaux, c’est aus­si s’ouvrir les portes de mul­tiples sec­teurs d’activités et de nom­breux métiers (R&D, inno­va­tion, qua­li­té, pro­duc­tion, tech­ni­co-com­mer­cial…). 

Je leur conseille­rais enfin de nous contac­ter et de venir à notre ren­contre pour dis­cu­ter avec des ensei­gnants et des élèves du dépar­te­ment afin de s’en faire une idée plus pré­cise et d’être en mesure de faire un choix éclai­ré. 

J’espère vous avoir éclai­ré et infor­mé sur ce qu’il se passe en Maté­riaux mais aus­si dans tout l’INSA pour répondre aux nou­veaux enjeux DDRS et Numé­rique ! 

Alexandre  

Quels entrepreneurs voulons-nous (être) ? 

Tin­tin a inves­ti dans une petite char­rette pour faire pous­ser des tomates dans le jar­din par­ta­gé du quar­tier. Laurent lui est un jeune entre­pre­neur qui fait pous­ser des jeunes entre­pre­neurs dans sa pépi­nière. Qui apporte le plus à la socié­té d’après vous ? Atten­tion, il y a un piège. 

Dans l’inconscient géné­ral, sur­tout quand on sort de « grandes écoles », entre­prendre a une conno­ta­tion très posi­tive, quitte à être par­fois pré­sen­té comme une fin en soi. On a tout de suite l’image du jeune dévoué qui apporte sa pierre à la socié­té, qui s’use à être créa­tif, qui va créer des emplois et relan­cer la crois­sance ! A l’heure où on décrie les grands groupes et les grands indus­triels, les start-up appa­raissent comme une alter­na­tive sou­hai­table, un capi­ta­lisme à visage humain qui prend des risques face à un capi­ta­lisme de rente assis non­cha­lam­ment sur ses acquis. Pour­tant, il n’y a aucune rai­son valable à ce que les deux mondes soient dif­fé­rents. Les jeunes entre­pe­neurs cool d’aujourd’hui peuvent deve­nir les grandes rapaces ou les révo­lu­tion­naires actifs de demain. Tout dépend de ce qu’on met dans le mot. 

Entre­prendre, mais ani­més par quoi ? 

Fai­sons un petit tour dans la galaxie de ceux qui entre­prennent. On peut trou­ver là-dedans plein de monde : des fai­seurs de futurs qui écoutent atten­ti­ve­ment battre le cœur du monde et amènent des solu­tions concrètes aux pro­blèmes des popu­la­tions les plus en dif­fi­cul­té ; des jeunes cadres dyna­miques qui crèent « de nou­veaux concepts » et des « méthodes 2.0 » qui ne servent par­fois pas à grand-chose sauf à satu­rer les bandes pas­santes ; des Robins des bois qui se font de l’argent dans le chaos des mar­chés éco­no­miques et réin­ves­tissent tout en pro­jets huma­ni­taires ; des humains peu dési­rables à côtoyer qui per­çoivent der­rière chaque seconde un billet à gagner ; des tech­no-opti­mistes qui nous aident par de l’innovation à répondre aux enjeux éco­lo­giques ; des tech­no-fous qui ne jurent que par cette même inno­va­tion ; des anar­cho-capi­ta­listes qui rêvent de voir dis­pa­raitre l’état et les impôts ; des amis qui gèrent une pla­te­forme-coopé­ra­tive de mutua­li­sa­tion d’outils ; des ingé­nieurs recon­ver­tis en répa­ra­teurs de vélos dans un café-ate­lier-salle-de- théâtre ; ou encore des auto-entre­pre­neurs qui en pen­sant se défaire de l’aliénation du sala­riat se retrouvent par­fois dans des formes plus sinueuses de subor­di­na­tion… 

Là-dedans, je vous laisse juger par vos soins qui contri­bue à construire une socié­té plus équi­table, plus rési­liente, plus démo­cra­tique, et qui au contraire l’alourdit, ren­force les inéga­li­tés, et crèe d’énièmes besoins quand les besoins fon­da­men­taux de nos socié­tés ne sont pas assu­rés. En réa­li­té, entre­prendre peut aller dans les deux sens, mais avec un biais struc­tu­rel cepen­dant : dans une éco­no­mie capi­ta­liste, l’entrepreneur doit pou­voir géné­rer des pro­fits plus ou moins rapi­de­ment pour cou­vrir ses frais, satis­faire ses inves­tis­seurs, rem­bour­ser des prêts et résis­ter à la concur­rence. Or la sélec­tion dar­wi­nienne par les béné­fices – ou le capi­tal de départ – tend à favo­ri­ser les poids lourds de la balance : les grands com­mu­ni­cants plu­tôt que les com­mu­ni­cants spon­ta­nés, ceux qui viennent d’en haut plu­tôt que du bas, les abon­dants plu­tôt que les sobres, les génies de la valeur ajou­tée à défaut des génies, les âmes de guer­riers à défaut des grandes âmes. Et même si cer­taines arrivent tout de même à se fau­fi­ler entre les mailles du filet, elles res­tent des sin­gu­la­riés sta­tis­tiques dans un jeu de dés par­fai­te­ment dés­équi­li­bré. 

Pas juste une ques­tion de ver­tu 

On ne peut pas uni­que­ment comp­ter sur les bonnes volon­tés indi­vi­duelles pour faire pen­cher la balance de l’autre côté, ne rien chan­ger au sys­tème et espé­rer que pous­se­ront d’un coup par­mi les orties de jeunes roses fraîches, cham­pêtres et conta­gieuses. Si le capi­ta­lisme freine l’élan entre­pre­na­rial en le contrai­gnant à ses incar­na­tions les plus ren­tables – sou­vent les plus conser­va­tives – alors il faut frei­ner le capi­ta­lisme, entendre par exemple : être davan­tage dans des logiques de sub­ven­tion de pro­jets que de cré­dits à inté­rêts ; sor­tir le pou­voir de créa­tion moné­taire des mains des banques pri­vées en le confiant à des struc­tures non lucra­tives, publiques ou pas ; favo­ri­ser les pro­jets qui répondent à de réels besoins iden­ti­fiés par l’état ou les col­lec­ti­vi­tés… Tout cela implique une plus grande col­lec­ti­vi­sa­tion des pro­fits de sorte à ce qu’ils reviennent dans des caisses d’investissement et de salaires plu­tôt qu’être aspi­rés dans les poches des action­naires ! En tous cas, ce n’est qu’au prix d’une grande bifur­ca­tion de notre sys­tème moné­taire et éco­no­mique que l’entreprenairat pour­ra deve­nir ver­tueux, popu­laire, et véri­ta­ble­ment « dis­rup­tif ». Autre­ment, c’est un pri­vi­lège qui cir­cule dans les mêmes zones et pro­duit les mêmes effets. 

Ayman 

Bienvenue au club œnologie !

Le Club d’Œnolo­gie de l’INSA orga­nise toutes les 2 à 3 semaines une dégus­ta­tion thé­ma­tique pour en apprendre plus sur cette bois­son fas­ci­nante qu’est le vin. On te fait un joli topo tout de suite : 

Bon­jour ou plu­tôt San­té ! 

Si tu ne nous connais pas c’est soit que tu es mineure (et donc n’en lis pas plus), soit que tu es pas­sée entre les mailles du filet de notre incroyable com’ ! Bref, nous c’est le club œno, on est très gen­til et on adore en apprendre plus sur notre bois­son pré­fé­rée. Et ton rôle dans tout ça ? Venir nous tenir com­pa­gnie ‑seule ou avec tes amises- autour de 5 à 6 bou­teilles judi­cieu­se­ment sélec­tion­nées et ain­si décou­vrir en papo­tant et gri­gno­tant le ter­roir viti­cole fran­çais, mais aus­si inter­na­tio­nal ! 

Mais encore ? 

Pour celles et ceux qui veulent s’investir un peu plus, des entraî­ne­ments, des visites de vignobles et des petites soi­rées vins sont orga­ni­sés tout au long de l’année pour en décou­vrir davan­tage sur le monde du vin !  

Et si on en veut vrai­ment plus ? 

De Jan­vier à Mai, le club entre dans une autre phase réser­vée à nos adhé­rentses les plus moti­vésées : les concours des grandes écoles. En gros, le temps d’un week-end, une équipe de trois per­sonnes va à l’encontre d’une dizaine d’autres écoles (Agro­Pa­ris­Tech, l’X, l’EM Lyon, etc) et les démonte affronte via la théo­rie et la dégus­ta­tion. Et cela plu­sieurs fois par mois aux six coins de l’Hexagone mais éga­le­ment à l’étranger contre Cam­bridge, le MIT ou l’EHL ! C’est vrai­ment de superbes ren­contres, des bou­teilles uniques et des sou­ve­nirs intem­po­rels. 

La Zytho 

Et je t’entends déjà en mode “oui mais moi je n’aime pas le vin”. Pri­mo c’est super triste, deuxio tu peux quand même venir pour agran­dir tes hori­zons car il y a autant de vins que de goûts dif­fé­rents, et ter­tio de vaillants adhé­rents ont déci­dé de relan­cer le pôle zytho­lo­gie de notre asso ! Le quoi ? Le pôle binouze, bibine, hou­blonbref la dégus­ta­tion de bière pour que tu puisses mieux com­prendre le doux breu­vage de la K‑Fêt ! Plus d’infos sur @tiz_insalyon. 

Sinon n’oubliez pas, @oenologieinsalyon sur Ins­ta ! Tchin !

L’entrepreunariat en France

L’entrepreneuriat est un domaine en plein essor, le nombre d’entreprises crées ne cesse d’augmenter chaque année. Dans cet article on en dresse un court por­trait pour entrer en matière ! 

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat ? 

La défi­ni­tion simple de l’entrepreneuriat est de mener à bien un pro­jet qui se concré­tise par la créa­tion d’une entre­prise. La plu­part des acti­vi­tés d’entrepreneuriat ont pour but la créa­tion de nou­veaux pro­duits ou de ser­vices qui n’existent pas encore. Cepen­dant, c’est une acti­vi­té qui demande beau­coup de tra­vail et de créa­ti­vi­té pour péren­ni­ser son entre­prise.  L’un des avan­tages qui attirent le plus les futurs entre­pre­neurs est la liber­té de tra­vailler sur ce que l’on veut et quand on le sou­haite, et donc de ne plus subir le rythme impo­sé par une entre­prise.  

Quelques chiffres1 

Aujourd’hui de nom­breuses per­sonnes se lancent dans cette aven­ture, ce n’est pas moins de 611 286 entre­prises qui ont été créées en 2021, soit 30% de plus qu’en 2020. La crise du coro­na­vi­rus n’a eu que peu d’impact sur la créa­tion d’entreprises car l’année 2020 enre­gis­trait déjà une hausse de 2,1%. La crise sani­taire a au contraire per­mis aux fran­çais de se déga­ger du temps afin de faire mûrir leurs pro­jets, cer­tains y voyant l’opportunité de s’émanciper du sala­riat, d’autres concré­ti­sant un pro­jet per­son­nel ou sou­hai­tant se recon­ver­tir. 

L’âge moyen des entre­pre­neurs ne cesse de dimi­nuer. Pour la pre­mière fois en 2021 l’âge moyen est en des­sous de 40 ans (39,7 ans). Les moins de 30 ans repré­sentent une part de plus en plus impor­tante, 23% en 2021, soit une aug­men­ta­tion de 4% par rap­port à 2018. Cepen­dant les femmes ne sont pas nom­breuses à se lan­cer, elles repré­sentent seule­ment 3 entre­pre­neurs sur 10. 

Star­tup-nation ? 

La start-up nation que notre pré­sident nous a pro­mis en 2017 est-elle deve­nue réa­li­té ? Elle avait déjà com­men­cé bien avant 2017 lors du quin­quen­nat pré­cé­dent. C’est en 2013 que Fleur Pel­le­rin et le gou­ver­ne­ment lance l’initiative French Tech2, ayant pour objec­tif de posi­tion­ner la France dans le monde comme l’une des prin­ci­pales nations numé­riques. La French Tech est un incu­ba­teur d’entreprises, pour aider au lan­ce­ment de nou­velles entre­prises ou en octroyant à des entre­prises pro­met­teuses des res­sources pour accé­lé­rer leur crois­sance. Elle orga­nise aus­si la créa­tion de Fablabs pour encou­ra­ger la créa­ti­vi­té ou même des concours pour appor­ter de la visi­bi­li­té à des pro­jets inté­res­sants. Ceci ayant pour but de faire émer­ger des entre­prises capables de riva­li­ser avec des entre­prises inter­na­tio­nales. 

La France octroie aus­si de nom­breuses aides pour les entre­pre­neurs comme des cré­dits d’impôt, des exo­né­ra­tions fis­cales ou des dis­po­si­tifs d’accompagnements comme NACRE3 ou ACRE. Ces deux der­niers per­mettent d’accéder à un accom­pa­gne­ment per­son­na­li­sé de 3 ans pour créer ou reprendre une entre­prise. 

Une aven­ture ris­quée 

Cepen­dant il ne faut pas croire que l’aventure entre­pre­neu­riale soit simple. Ce n’est pas moins de 310 372 entre­prises qui ont été radiées du registre du com­merce et des socié­tés en 2021. Ce sont 75000 de plus qu’en 2020. Le taux de radia­tion en 2021 s’élève à 5,9 %, un point de plus qu’en 2020. Tous les motifs de radia­tions ont aug­men­té. Par exemple, les radia­tions volon­taires ont aug­men­té de 25%, face aux incer­ti­tudes liées à la pan­dé­mie de nom­breux entre­pre­neurs ont pré­fé­ré arrê­ter. D’autres entre­prises ren­con­trant des dif­fi­cul­tés bien avant la crise ont pu pro­fi­ter des aides de l’état pour rem­bour­ser leur dette lors de la pan­dé­mie ; avec l’arrêt des aides, le moment est deve­nu pro­pice d’arrêter une acti­vi­té qui n’est plus por­teuse.1 

L’élan étu­diant 

L’Etat encou­rage aus­si les étu­diants à entre­prendre. Depuis 2014, les étu­diants peuvent obte­nir le sta­tut natio­nal d’étudiant-entrepreneur ; ce sta­tut peut être obte­nu juste après le bac. Il per­met d’être accom­pa­gné dans son pro­jet, d’accéder à un réseau pour déve­lop­per son acti­vi­té, une césure pou­vant être envi­sa­gée à cette fin. Des amé­na­ge­ments de for­ma­tion peuvent avoir lieu, comme l’obtention du diplôme d’établissement étu­diant-entre­pre­neur en paral­lèle de sa for­ma­tion actuelle. Les stages de fin d’année peuvent même être rem­pla­cés par un stage dans sa propre entre­prise. Entre 2019 et 2020 ils étaient 6000 étu­diants à béné­fi­cier de ce sta­tut et ce nombre aug­mente chaque année.4 

A l’INSA Lyon nous avons la chance d’avoir la filière étu­diant entre­prendre, per­met­tant de se for­mer et d’acquérir des connais­sances et des com­pé­tences en entre­pre­na­riat et en mana­ge­ment. Cette for­ma­tion a lieu pen­dant le cur­sus d’ingénieur en rem­pla­çant soit le pro­jet ou le stage de fin d’étude.5 

Alexandre 

Sources :  

1Bilan Natio­nal des Entre­prises des gref­fiers des tri­bu­naux de com­merce [PDF Inter­net]. Dis­po­nible sur : https://www.cngtc.fr/myfiles/files/BNE%20des%20greffiers%20des%20tribunaux%20de%20commerce%202022_VDEF.pdf 

2La French Tech : une ambi­tion col­lec­tive pour les start-up fran­çaises [Inter­net]. Gou­ver­ne­ment [cité 15 nov 2022]. Dis­po­nible sur : https://www.gouvernement.fr/action/la-french-tech-une-ambition-collective-pour-les-start-up-francaises 

3Nou­vel accom­pa­gne­ment pour la créa­tion ou la reprise d’entreprise (Nacre) [Inter­net]. [cité 15 nov 2022]. Dis­po­nible sur: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20016 

4Giac­co­bi C. Accom­pa­gner les étu­diants entre­pre­neurs en mode « phy­gi­tal » [Inter­net]. Monde des grandes écoles et uni­ver­si­tés. 2021 [cité 15 nov 2022]. Dis­po­nible sur: https://www.mondedesgrandesecoles.fr/accompagner-les-etudiants-entrepreneurs-en-mode-phygital/ 

5Culti­ver l’esprit d’entreprendre — FÉE Lyon­Tech [Inter­net]. INSA Lyon. 2014 [cité 15 nov 2022]. Dis­po­nible sur: https://www.insa-lyon.fr/fr/cultiver-l-esprit-d-entreprendre-fee-lyontech 

Jean-Michel Blanquer et le dédain des mathématiques 

Depuis main­te­nant 3 ans se trame une expé­rience folle et gran­deur nature dans l’enseignement secon­daire. La réforme du lycée géné­ral implé­men­tée à la ren­trée 2019, a fait des remous, voire même des vagues sur­fables par les meilleurs ath­lètes.  

Pour­tant, celle-ci avait été concoc­tée dans la réforme totale de l’enseignement qui avait été pro­po­sée pour pal­lier la mal­heu­reuse réa­li­té… Et oui, un enfant sur cinq sor­tant du pri­maire ne maî­trise pas les savoirs fon­da­men­taux (édu­ca­tion natio­nale, mai 2022), de ça il faut com­prendre qu’ils ne savent pas lire ou écrire en sor­tant du CM2, ce qui est une nou­velle catas­tro­phique, à la limite de l’indécence pour la sixième puis­sance mon­diale. L’ancien ministre s’était aus­si atta­blé sur la refonte du lycée pro­fes­sion­nel en les trans­for­mant en “Har­vard du pro”. L’idée était “d’a­voir de véri­tables cam­pus pro­fes­sion­nels attrac­tifs, où on a envie d’al­ler (…)  non pas parce qu’on a eu un mau­vais bul­le­tin de notes, mais parce que cela fait envie”. (J.M Blan­quer, Paris, Juin 2019). De bien pro­met­teuses pers­pec­tives donc, mais dans ce tumulte d’idées nova­trices, se ter­rait le mou­ton noir qui allait scel­ler le des­tin de 3 géné­ra­tions de lycéens, la réforme du lycée géné­ral. 

Les spé­cia­li­tés ou le self-ser­vice d’une édu­ca­tion à la dérive. 

Le col­lège, que de bons sou­ve­nirs n’est-ce pas ? Per­met­tez moi d’en dou­ter, la puber­té frappe (et son lot de sur­prises avec), les pre­mières expé­riences humaines sont vécues, et pour une par­tie des élèves les cours ne sont pas une prio­ri­té, c’est une obli­ga­tion à suivre. Ensuite, à l’arrivée en seconde, le niveau de dif­fi­cul­té s’accentue d’autant plus. Quoi de mieux alors que de don­ner le choix de l’a­ve­nir, dès la fin de seconde, à des ado­les­cents de 15 ans ennuyés par les cours ? Quelle pers­pi­ca­ci­té et de connais­sance de la psy­cho­lo­gie humaine par l’ancien pro­fes­seur d’économie Blan­quer ! Pour éclair­cir mon pro­pos, il faut savoir qu’à pré­sent les élèves doivent suivre dès la pre­mière un tronc com­mun for­mé par le fran­çais, la phi­lo­so­phie, l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique, les langues vivantes, le sport et l’enseignement scien­ti­fique. Ne vous détrom­pez pas, “l’enseignement scien­ti­fique” n’est qu’un ersatz de science, car il ne contient ni mathé­ma­tiques ni réelle phy­sique. En revanche, les élèves pour­ront y apprendre le nom des pla­nètes, quelques anec­dotes sur le cli­mat, les éner­gies du futur et une his­toire rapide du vivant. A pré­sent les matières consi­dé­rées comme fon­da­men­tales depuis bien avant la créa­tion de l’école publique par Jules Fer­ry, sont relé­guées au rang de spé­cia­li­tés, comme si l’enseignement de celles-ci pou­vait être option­nel. Je réitère donc ma décla­ra­tion et me mets à la place d’un élève de seconde, dont la vie gra­vite à pré­sent autour de choses, bien loin des matières ensei­gnées au lycée, qui me dépasse compte tenu de mon âge avan­cé : “Pas de maths ?! Génial ! J’achète !”. Et je le com­prends. 

Un pas en avant, 15 pas en arrière. 

La fameuse réforme a enter­ré les sec­tions S, ES et L. Jadis, sur les 86% d’orientation en pre­mière géné­rale, la sec­tion S était la sec­tion la plus recher­chée avec 40% de demandes, sui­vie par la sec­tion ES. Le point com­mun à ces sec­tions, les ensei­gne­ments en mathé­ma­tiques. “A quoi servent les mathé­ma­tiques”, “jamais on uti­li­se­ra ça dans la vie de tous les jours” : Ce type de phrases débi­tées par des élèves désa­bu­sés et un peu per­dus dans des cours par­fois de mau­vaise qua­li­té, sont un des symp­tômes d’un phé­no­mène socié­tal de plus grande ampleur. Fon­da­men­ta­le­ment, les mathé­ma­tiques sont ensei­gnées pour éta­blir et for­ti­fier la pen­sée logique dans le cer­veau des élèves. Au-delà des opé­ra­tions élé­men­taires, le plus gros de ce tra­vail est effec­tué au lycée. La com­pré­hen­sion notam­ment de l’a­na­lyse et de la géo­mé­trie dans l’espace sont les fon­da­tions en béton armé de monu­ments poten­tiels éri­gés dans le supé­rieur. Pour beau­coup à pré­sent, c’est la dés­illu­sion. En effet, l’orientation post-bac est direc­te­ment dépen­dante des spé­cia­li­tés choi­sies dès la fin de seconde. Pour un élève ayant décou­vert le goût du tra­vail en pre­mière et vou­lant se diri­ger vers une pré­pa, c’est en géné­ral une fin de course. Aujourd’hui, les écoles d’ingénieurs et les pré­pas déplorent un niveau de mathé­ma­tiques catas­tro­phique. Cer­taines écoles déclarent même devoir ensei­gner de nou­veau la divi­sion eucli­dienne ou même se retrou­ver devant des étu­diants inca­pables de résoudre une équa­tion de niveau cin­quième (BFMTV, Le Monde, novembre 2022). Grande réus­site de la réforme donc.  

Avant la réforme, qua­si­ment 50% des filles en ter­mi­nale avaient au moins 6h de maths par semaine, après celle-ci, ce chiffre est de seule­ment 25%. En 2018, 83% des filles en pre­mière sui­vaient un ensei­gne­ment de mathé­ma­tiques, en 2021 c’était 55%. Bien évi­dem­ment cela implique de lourdes consé­quences pour la suite dans le supé­rieur, avec notam­ment une pro­por­tion de femmes en école d’ingénieurs bien décrois­sante. Quand J.M Blan­quer déclare à pro­pos des nou­veaux ensei­gne­ments numé­riques  : “Et c’est aus­si un moyen pour nous d’a­voir plus de jeunes filles qui vont aller vers le numé­rique, alors que nous savons qu’il n’y a que 5 % de femmes dans les start-up aujourd’­hui en France”, il fait ici preuve d’une décon­nexion totale de la réa­li­té, et de la plus grande incom­pré­hen­sion des connais­sances requises pour tra­vailler dans le “numé­rique”. Pour un pays fai­sant beau­coup de bruit pour l’égalité des sexes, il ne fait pas grand-chose pour pour­voir les jeunes femmes de réelles com­pé­tences en sciences fon­da­men­tales. Heu­reu­se­ment, les mathé­ma­tiques reviennent dans le tronc com­mun dès la ren­trée 2023, une déci­sion judi­cieuse de la part du nou­veau minis­tère de l’éducation. 

Kevin

Bienvenue en IF

Cer­tains lieux, cita­tions, évè­ne­ments, indi­vi­dus, natio­na­li­tés, et dates, ont été modi­fiés dans un sou­ci d’a­no­ny­mi­té, mais rem­pla­cés par des équi­va­lents qui vous illus­tre­ront tou­jours bien le pro­pos. Si vous pen­sez que je déforme ou que j’exa­gère, venez en IF. 

Tout le monde connaît les IFs, mais peu connaissent réel­le­ment leurs secrets, leurs intrigues. Bien plus cap­ti­vante que Game Of Thrones, sur l’in­for­ma­tique, sau­pou­drez une petite dose d’es­prit cri­tique, d’a­na­lyses en tous genres (sym­boles, com­por­te­ments, jeux d’in­fluence) et vous aurez un mets sur­pre­nant, pas­sion­nant, et par­fois par­ti­cu­liè­re­ment conster­nant. 

l’In­fo, c’est avant tout des 
ren­contres 

En tant qu’é­tu­diant de haute vol­tige au sein de ce pres­ti­gieux dépar­te­ment (oui j’ai le melon, je ne suis qu’un IF après tout), je suis pour­tant tom­bé de haut récem­ment. Mal­gré une licence info dans une uni­ver­si­té belge et plu­sieurs années dans le milieu : Site du Zéro, forums, com­pé­ti­tions, puis star­tups avec les copains, enfin les portes s’ou­vrirent à moi : confé­rences inter­na­tio­nales rem­plies de codeurs fuyant le fisc, mafio­sos latents, ou même de cri­mi­nels finan­ciers. 

M’ayant fait ren­con­trer, du haut de mes 20 ans, des exi­lés bié­lo­russes ama­teurs de whis­kys, des savants fous bri­tan­niques de la VR, des entre­pre­neurs texans experts en e‑greenwashing sur fond de plan­ta­tion de bananes plan­tain au Gha­na, des indiens sur­mo­ti­vés qui vous bâtissent un concur­rent de Face­book en 2 heures chro­no, mais aus­si un lead mar­ke­ting armé­nien télé­tra­vaillant depuis son camp de réfu­giés à Copen­hague, un créa­teur de jeux vidéo alle­mand à la retraite qui se fai­sait une deuxième vie dans le tra­ding de Yuan, sans oublier les ingé­nieurs réseaux bur­ki­na­bais sur­me­nés par leur gou­ver­ne­ment pseu­do-démo­cra­tique, et mes favo­rites, autant sur le dan­ce­floor qu’en affaires : les cali­for­niennes ren­tières depuis leurs 16 ans, ama­trices de grands crus et de cryp­to-fémi­nisme 6.0… bref un sacré beau monde quoi. Alors autant vous dire que j’aime l’IN­SA. Temple de l’é­thique et de la com­plai­sance. Prê­cheuse de l’in­for­ma­tique propre, res­pon­sable. 

IF, cryp­to-méga­phone pour le 
tech­no-green­wa­shing ? 

De retour de vacances appre­nantes, l’IN­SA serait une oasis où je n’au­rais plus à ren­con­trer une telle faune numé­rique. Pour­tant, l’autre jour, j’é­tais à la ren­trée solen­nelle du dépar­te­ment infor­ma­tique. Après notam­ment 2 ques­tions sur les salaires à 8 chiffres, un type au style ves­ti­men­taire un peu dou­teux au pre­mier rang (que des fayots, merde ce n’est pas Ginette ici), pose sou­dain une ques­tion sur le rap­port entre
infor­ma­tique et dérè­gle­ment cli­ma­tique à 4 ingé­nieurs IFs venus dis­cu­ter car­rière et indus­trie. 

En réac­tion à cette ques­tion vicieuse il faut l’ad­mettre, le doyen des 3 ingé­nieurs, tra­vaillant pour une entre­prise de consul­ting, plus de 30 ans de car­rière, pour­tant très assu­ré et maître nin­ja habile des beaux dis­cours creux et “ins­pi­rants” au for­mat Lin­ke­din, se la ferme raide. “Bon. Tu sais je suis vieux, à l’é­poque on ne pen­sait pas à ça, tiens, toi là, la ques­tion est pour toi”. Il passe alors le micro à son voi­sin, jeune diplô­mé tra­vaillant pour un lea­der amé­ri­cain du Big Data en Suisse, pas tout à fait un mili­tant éco­lo de la 1re heure donc : “Oui, euh…” D’ac­cord, ça com­mence bien. Sa col­lègue à gauche, tra­vaillant pour la même entre­prise, habillée d’une somp­tueuse robe rouge cein­tu­rée de dia­mants (les enfants mineurs en Ango­la devaient man­quer de tra­vail ce jour-là) tente de le défendre “Notre entre­prise est neutre car­bone depuis 2010. Nous plan­tons des arbres.” Face à un tel réchauf­fé d’élé­ments de lan­gage, le débat éclate entre les inter­ve­nants. Un autre ancien lui rétorque : “Ce sont des bêtises. Ça ne suf­fit pas. Ce n’est pas comme ça que l’on va s’en sor­tir.”  

Fina­le­ment, le der­nier inter­ve­nant, un jeune entre­pre­neur cool en t‑shirt noir épu­ré, la raie du cul pas tout à fait ren­trée dans son cale­çon, dit d’un air non­cha­lant en levant les yeux au pla­fond “Nous, chez Caki Enter­prise, nous avons choi­si Omégatron.
Une cryp­to qui va révo­lu­tion­ner le monde et ne pol­lue pas comme le Bit­coin. Je crois beau­coup dans la capa­ci­té d’O­mé­ga­tron. Ce sont aux jeunes entre­pre­neurs IFs de
révo­lu­tion­ner le monde de demain avec la tech­no­lo­gie !” Bon, c’est bien, au moins le fayot au pre­mier rang a eu sa réponse, et main­te­nant vous aus­si. Bref, les éco­los, c’est pas GEN ici, déga­gez y’a rien à voir. 

L’in­for­ma­tique, c’est 
fan­tas­tique 

Voyez-vous, chères insa­liennes et chers insa­liens ? Tout com­mence ici, en IF. Vous ren­con­trez divers inter­ve­nants, diverses entre­prises. Vous faites des stages, vous voya­gez un peu. Des hommes, illustres ano­nymes, et par­fois quelques femmes, viennent vous pro­non­cer des dis­cours encou­ra­geants. Pas ques­tion de sobrié­té, pas ques­tion de pro­pos mora­li­sa­teurs.  

Votre pro­mo­tion est com­po­sée d’une grande diver­si­té d’é­tu­diants majo­ri­tai­re­ment bobo-éco­los, mais car­rié­ristes, car on n’est pas des TC tout de même, et sera soit parrainée
par une grande banque fran­çaise, aux inves­tis­seurs de droite et à la clien­tèle de gauche, soit par une asso­cia­tion de char­la­tans cryp­to-anar­chistes orga­ni­sant des séjours de luxe pour la socié­té oli­gar­chique. Vous pour­rez voya­ger sur les 5 conti­nents, de l’A­mé­rique latine à l’A­frique cen­trale. Même les pin­gouins veulent un déco­deur ISO H.265 der­nier cri en C++ et un i7 8 cœurs pour regar­der des films éro­tiques tchèques (avec des vrais mor­ceaux de consen­te­ment à l’in­té­rieur). Vous pour­rez inven­ter des tech­no­lo­gies révo­lu­tion­naires qui feront autant brû­ler la planche à billets, que la semelle de vos snea­kers édi­tion col­lec­tor lors­qu’on attein­dra +5°C, notam­ment grâce aux 10 mil­liards de giga­oc­tets de vidéo de chats et de por­no qui courent (par­fois les 2 ensemble m’a dit un FIMI).

En route vers l’u­top’IF

Mais peu importe, ce n’est pas votre pro­blème, vos profs non plus, et le gen­til mon­sieur au pan­ta­lon rose qui dirige tout le schmil­blic non plus. Vous, ce qui compte, ce sont vos études.
Le triple Ph.D fran­co-alle­mand d’IA en poche, le crâne bour­ré d’a­cro­nymes à 3 lettres, deve­nu codeur poly­glotte, la vie vous sem­ble­ra par ins­tants bien mono­tone. Alors vous bru­le­rez du kéro­sène en guise d’ul­time solu­tion, vous envo­lant vers l’i­dylle du “Digi­tal Nomad”. Vous tra­vaille­rez depuis les plus pres­ti­gieux sex-hotel du monde, avec votre fidèle Mac­Book M3 flam­bant neuf. Le code Python copié-col­lé d’un forum chi­nois, que vous pis­se­rez allè­gre­ment, abreu­ve­ra un mania du mul­ti­vers 4D, pen­dant que le reste du monde brûlera.
Boîtes de nuit après boîte de nuit, vir­tuelles ou pas selon votre humeur, vous dan­se­rez volon­tiers avec hommes et femmes de toutes les natio­na­li­tés, dans une orgie
d’in­sou­ciance et d’O­mé­ga­tron-Dol­lars lavés à blanc sur la blo­ck­chain. 

Bien­ve­nue en IF 

 

Ano­nyme